«L’architecture ne doit pas générer de l’enfermement avec des murs mais au contraire rétablir la continuité, rétablir de la fluidité. Il ne faut plus contourner les bâtiments mais passer par-dessus, se réapproprier les toitures. Il faut créer des collines plutôt que des murs.» Claude Parent

Sophia-Antipolis s’insère dans une pinède vierge entre mer et montage.

L’urbanisme de la ZAC de Sophia-Antipolis peut s’apparenter au concept des "Broadacre Cities", utopie urbaine développée par Frank Llyod Right dans la première moitié du XXe siècle, de par son organisation spatiale diffuse. En effet, le tissu urbain plus étendu, moins centralisé, se fond littéralement dans le paysage, offrant ainsi de larges espaces vides.

Richard Scoffier résume en ces mots ce que sera l’avenir de Sophia Antipolis : «Une architecture à la fois discrète, urbaine et performante qui cherche simplement à positionner l’homme dans un paysage adamique, sans s’embarrasser de questions formelles.»

Notre réflexion se nourrit ainsi de l’histoire du site et de la prise de conscience collective du problème climatique. Une construction se doit ainsi d’être efficiente et pouvoir justifier chacune intervention comme étant utile. Sa morphologie devient ainsi générative.

C’est donc dans la continuité de ces modes de pensée que notre projet est conçu. A la manière des Prairies Houses, les usagers sont placés au centre des réflexions. Tous les choix architecturaux sont guidés par une volonté d’intégration parfaite avec l’environnement naturel. Une vie en harmonie avec les environnements naturel et construit, permettra d’en tirer un bien être personnel, au cœur de nombreux débats sur les espaces de travail.

L’objectif est clair : rétablir le lien nécessaire et bénéfique entre l’Homme et la Nature.

La Nature

Du fait du concept architectural retenu, le site dans lequel s’inscrit le projet est tout à fait essentiel. En continuité d’une partie boisée dense, l’extension de ces espaces verts vers la partie construite offre une transition progressive de l'extérieur vers l'intérieur, du dehors au dedans. En raison de la nature de son sol fortement dénivelé, la position verticale de chaque plate-forme est guidée par le niveau du terrain naturel. Les racines et les troncs se muent en structures et nichent dans une ramure (partie haute de l’arbre) les espaces à vivre.

Protégé de ces espaces nichés, le rez-de-jardin accueillera un parking en plein air, exposé à de l'air libre, mais aussi une promenade à travers la forêt de pinèdes où seront aménagés des espaces de quiétude, lieux d’échanges et de symbiose avec la nature. La continuité de lecture des arbres soutenant les plates-formes superposées des espaces de travail est ainsi notre concept.

Couronnée d’un feuillage qui couvre l'ensemble du site, notre canopée protège du les espaces d’accueil des visiteurs ayant accès au site par le niveau bas mais aussi ombre les terrasses hautes de cet ensemble. Elle démontre toute son utilité en protégeant les façades Est et Sud en minimisant l'impact du soleil sur le vitrage et réduire la consommation d'énergie du bâtiment l’été.

Le noyau d’accueil

A l’intersection des flux générés, la circulation devient verticale. Un large escalier relie les plates-formes entre elle et aux promenades extérieures. L’éclairage zénithal naturel, associé aux trémies ouvertes sur chaque niveau, offre à cet espace la convivialité nécessaire d’un grand hall. Servent de tissu de connexion entre toutes les fonctions cette espace d’accueil est ouvert sur quatre niveaux, du rez-de-jardin bas au niveau des terrasses suspendus.

Les plates-formes suspendues libres donnent la possibilité d’un aménagement modulable de chaque espace de travail. Ces plateaux de bureaux offrent des vues généreuses vers l'extérieur.